Synopsis.
Dans un musée, deux gardiens, Paul et Marc, s’accordent une courte pause. À leur retour, le drame : le tableau qu’ils surveillaient a disparu. Pris de panique, ils fouillent les visiteurs, déclenchant une situation aussi absurde qu’inefficace. Acculés, ils prennent une décision insensée : recréer l’œuvre de mémoire. Avec des ustensiles de fortune et beaucoup de maladresse, ils fabriquent une copie grotesque.
Deux ans plus tard, contre toute attente, cette imitation bancale est devenue une icône adulée par le public. Le Chef-d’Œuvre est une comédie burlesque qui interroge, avec légèreté, la valeur de l’art et le regard collectif qui le consacre.
Présentation du projet.
Avec Le Chef-d’Œuvre, nous avons voulu explorer la notion de beauté à travers le prisme de l’absurde. En mettant en scène deux gardiens dépassés par les événements, le film détourne le mythe de l’œuvre sacrée pour questionner ce qui fait réellement sa valeur.
La copie, imparfaite et naïve, devient progressivement plus importante que l’original, révélant que la beauté ne réside pas uniquement dans l’objet, mais dans l’attention, l’émotion et l’interprétation que l’on projette sur lui.
Le film adopte un ton burlesque, porté par le jeu physique et le décalage des situations, pour proposer une réflexion accessible, comique et volontairement légère. Cette approche s’inscrit pleinement dans le thème du Nikon Film Festival 2026 : La Beauté, envisagée ici comme une construction collective, fragile et parfois absurde.

Le cadre de création.
Tourné sur trois jours consécutifs, Le Chef-d’Œuvre est né d’un travail collectif intense, porté par une équipe particulièrement investie. La recherche des décors s’est révélée complexe, le film nécessitant un espace capable d’évoquer un véritable musée.
Grâce au soutien de la Mairie de Saint-Julien-en-Genevois, nous avons pu accéder à une salle que l’équipe a entièrement transformée en salle d’exposition. Cette métamorphose a demandé une journée complète de montage et de démontage, faisant du décor un élément central du processus de création.
Cette contrainte logistique est devenue un moteur artistique, renforçant l’esprit de troupe et l’énergie du tournage. Pensé comme un projet exigeant mais fédérateur, Le Chef-d’Œuvre s’est construit dans un élan collectif, où l’engagement et la motivation de chacun ont permis de donner vie à un univers burlesque, précis et cohérent, au service du récit et de sa réflexion sur la beauté et la valeur de l’art.

Nos autres productions

Back to Top